
J'écris parce que je m'ennuie. Parce que depuis longtemps je ne suis plus ici, que changer ni changea rien. Pour tromper la solitude. Me dire que j'en suis encore capable, laisser filer les métaphores.
Pour qu'il craque à nouveau sur mes lettres grises; pour ne pas m'oublier.
J'écris pour que personne ne me lise, pour voir que mon intuition est toujours la même, pour écouter la radio. Une ligne, un point.
Chaque jour est le plus beau, le plus compliqué, le plus pas tant qu'il n'en a l'air.
& puis, pour mettre l'accent. Le plus amoureux est le plus triste, le plus grand, la plus petite.
Parce que l'ordinaire n'est plus celui à qui l'on fait attention, que la séduction est passée, le piment pas encore là.
A cause de l'idéalisation, aussi, de l'amour de soi & de l'autre. Pour sa peur & la mienne.
J'écris pour faire un voyage, redessiner les mots expirés, pour le gout du miel, le bruit du thé. Pour faire un cadeau, en être Un. Comme un baiser de rouge à lèvre, comme un amour d'hipopotame, comme une lentille endormie. J'écris pour une seule personne. Pour les larmes que le train a emporté. Pour des désirs inexprimés. Je voudrais faire peur au futur et l'attendrir, voir son regard, savoir s'il veut me surprendre. J'écris pour cela.
J'écris parceque je n'ai pas de bon livre sous la main.
A cause de l'idéalisation, aussi, de l'amour de soi & de l'autre. Pour sa peur & la mienne.
J'écris pour faire un voyage, redessiner les mots expirés, pour le gout du miel, le bruit du thé. Pour faire un cadeau, en être Un. Comme un baiser de rouge à lèvre, comme un amour d'hipopotame, comme une lentille endormie. J'écris pour une seule personne. Pour les larmes que le train a emporté. Pour des désirs inexprimés. Je voudrais faire peur au futur et l'attendrir, voir son regard, savoir s'il veut me surprendre. J'écris pour cela.
J'écris parceque je n'ai pas de bon livre sous la main.

